Marguerite Gérard

1761 - 1837


Marguerite Gérard quitte Grasse pour Paris et s’installe chez sa sœur qui a épousé le peintre Fragonard. Elle étudie plusieurs années dans l’atelier familial. Assez rapidement l’élève de Fragonard excelle dans les scènes de genre sentimentales (scènes domestiques, expression de l’amour maternel…) qui sont remarquées pour leur théâtralité.
M. Gérard peint également des scènes érotiques – les femmes peintres du XVIIIe siècle se contentaient de suggérer l’érotisme, par exemple par des objets symboliques, tandis que les hommes peintres pouvaient l’exprimer clairement – ; c’est pour cette raison qu’on lui commande l’illustration de deux œuvres érotiques, les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos en 1796 et Les Amours du chevalier Faublas de Louvet de Couvray en 1798. Le succès de sa production artistique assure des revenus suffisants à M. Gérard, qui cesse de peindre après 1824.
L’exposition du musée Cognacq-Jay en 2009 compte soixante tableaux et dessins, empruntés en Europe et aux Etats-Unis

Quelques œuvres