Camille Claudel

Issue d’une famille bourgeoise provinciale, Camille doit lutter avec acharnement pour devenir sculptrice. Après l’académie Colarossi, elle entre dans l’atelier de Rodin. Elle devient son modèle, sa collaboratrice et sa maîtresse. La passion amoureuse nourrit et stimule leur activité créatrice, et en même temps cette fusion artistique renforce leur amour. Rodin ne quitte pas sa femme et les relations se dégradent; Camille s’éloigne pour profiter de son succès. Elle occupe un atelier au 117 rue Notre-Dame des Champs. Elle s’isole peu à peu et subit des crises nerveuses si violentes qu’elle massacre ses ?uvres. Délaissée par son entourage, rejetée par sa famille, Claudel sombre dans le désespoir et la misère. Sur demande de sa famille, elle est enfermée dans un hôpital psychiatrique pendant 30 ans où elle ne recevra que quelques visites de son frère, l’écrivain Paul Claudel.

L’?uvre de Camille frappe immédiatement par ses qualités artistiques, sa puissance et sa modernité : mouvements des corps audacieux et très personnels, travail unique de la matière , fruit d’un dur labeur et d’une imagination étonnante. Avec un génie admirable, elle donne forme à ce qui jaillit du plus profond d’elle-même et fait naître l’émotion. Une partie du musée Rodin, à Paris, est consacrée à l’oeuvre de Camille Claudel. La sculptrice repose au cimetière de Montfavet, dans le Vaucluse.

Issue d’une famille bourgeoise provinciale, Camille doit lutter avec acharnement pour devenir sculptrice. Après l’académie Colarossi, elle entre dans l’atelier de Rodin. Elle devient son modèle, sa collaboratrice et sa maîtresse. La passion amoureuse nourrit et stimule leur activité créatrice, et en même temps cette fusion artistique renforce leur amour. Rodin ne quitte pas sa femme et les relations se dégradent; Camille s’éloigne pour profiter de son succès. Elle occupe un atelier au 117 rue Notre-Dame des Champs. Elle s’isole peu à peu et subit des crises nerveuses si violentes qu’elle massacre ses ?uvres. Délaissée par son entourage, rejetée par sa famille, Claudel sombre dans le désespoir et la misère. Sur demande de sa famille, elle est enfermée dans un hôpital psychiatrique pendant 30 ans où elle ne recevra que quelques visites de son frère, l’écrivain Paul Claudel.

L’?uvre de Camille frappe immédiatement par ses qualités artistiques, sa puissance et sa modernité : mouvements des corps audacieux et très personnels, travail unique de la matière , fruit d’un dur labeur et d’une imagination étonnante. Avec un génie admirable, elle donne forme à ce qui jaillit du plus profond d’elle-même et fait naître l’émotion. Une partie du musée Rodin, à Paris, est consacrée à l’oeuvre de Camille Claudel. La sculptrice repose au cimetière de Montfavet, dans le Vaucluse.

Quelques oeuvres
Actualités
Jane Poupelet

Née en Dordogne, Jane Poupelet vit une enfance heureuse à la campagne. Très jeune, elle s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux, puis à l’académie Julian de Paris. La sculptrice, proche de Bourdelle et Rodin, joue un rôle important dans la «bande à Schnegg», ce groupe de sculpteurs du Sud–Ouest, tout en fréquentant les artistes américains ainsi que les féministes anglo-saxonnes. Pendant la guerre de 1914-18, elle consacre son temps à des tâches charitables et réalise des masques pour les gueules cassées.

Indépendante, Poupelet ne se laisse pas écraser par les maîtres. Admiratrice des canons de beauté de l’Antiquité, elle explore la sculpture, simplifie et épure formes et éléments décoratifs, privilégiant la ligne et le mouvement du corps. Elle est également l’autrice de dessins d’une grande modernité, effectués d’un trait rapide et spontané qui saisit sans égard ses modèles. Grande rétrospective de son œuvre en 1928 puis en 2006 : entre les deux, l’artiste tombe dans l’oubli. Les Anglo-saxons font redécouvrir cette sculptrice qui, pour sa part, n’a jamais cessé de soutenir les jeunes artistes, comme Aristide Maillol. Le musée de Ribérac vient de lui consacrer une exposition. La sculptrice repose au cimetière de Saint-Paul-Lizonne (Dordogne).

Née en Dordogne, Jane vit une enfance heureuse à la campagne. Très jeune, elle s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux, puis à l’académie Julian de Paris. La sculptrice, proche de Bourdelle et Rodin, joue un rôle important dans la «bande à Schnegg», ce groupe de sculpteurs du Sud–Ouest, tout en fréquentant les artistes américains ainsi que les féministes anglo-saxonnes. Pendant la guerre de 1914-18, elle consacre son temps à des tâches charitables et réalise des masques pour les gueules cassées.

Indépendante, Poupelet ne se laisse pas écraser par les maîtres. Admiratrice des canons de beauté de l’Antiquité, elle explore la sculpture, simplifie et épure formes et éléments décoratifs, privilégiant la ligne et le mouvement du corps. Elle est également l’autrice de dessins d’une grande modernité, effectués d’un trait rapide et spontané qui saisit sans égard ses modèles. Grande rétrospective de son œuvre en 1928 puis en 2006 : entre les deux, l’artiste tombe dans l’oubli. Les Anglo-saxons font redécouvrir cette sculptrice qui, pour sa part, n’a jamais cessé de soutenir les jeunes artistes, comme Aristide Maillol. Le musée de Ribérac vient de lui consacrer une exposition. La sculptrice repose au cimetière de Saint-Paul-Lizonne (Dordogne).

Quelques oeuvres
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Hélène Bertaux

Née à Paris, Hélène Bertaux apprend à sculpter avec son beau-père avant de devenir l’élève de A. Dumont. Après l’échec d’un premier mariage, elle épouse Léon Bertaux. Elle effectue une brillante carrière comme sculptrice et professeure. C’est avec détermination qu’elle défend le statut des femmes artistes –droit évident de s’épanouir à travers l’art mais aussi parce que l’Art a besoin des femmes- : elle ouvre une école et fonde l’Union des femmes peintres et sculptrices en 1881. Bertaux trouve facilement acquéreurs, parmi lesquels l’État qui lui commande des sculptures pour les édifices publics de province et de Paris (palais du Sénat, Hôtel de ville) et les églises (Saint François-Xavier à Paris). Dans un style académique, Bertaux réalise des sculptures de nus, masculins et féminins, d’où émane une vraie sensualité qui invite à la caresse ; la finesse et l’élégance de ses travaux charment ses contemporains. Maintes fois récompensée, elle reçoit une médaille d’or à l’Exposition universelle de 1889. La sculptrice repose au cimetière de Saint-Michel-de-Chavaignes (Sarthe).

Née à Paris, Hélène apprend à sculpter avec son beau-père avant de devenir l’élève de A. Dumont. Après l’échec d’un premier mariage, elle épouse Léon Bertaux. Elle effectue une brillante carrière comme sculptrice et professeure. C’est avec détermination qu’elle défend le statut des femmes artistes –droit évident de s’épanouir à travers l’art mais aussi parce que l’Art a besoin des femmes- : elle ouvre une école et fonde l’Union des femmes peintres et sculptrices en 1881. Bertaux trouve facilement acquéreurs, parmi lesquels l’État qui lui commande des sculptures pour les édifices publics de province et de Paris (palais du Sénat, Hôtel de ville) et les églises (Saint François-Xavier à Paris). Dans un style académique, Bertaux réalise des sculptures de nus, masculins et féminins, d’où émane une vraie sensualité qui invite à la caresse ; la finesse et l’élégance de ses travaux charment ses contemporains. Maintes fois récompensée, elle reçoit une médaille d’or à l’Exposition universelle de 1889. La sculptrice repose au cimetière de Saint-Michel-de-Chavaignes (Sarthe).

Quelques oeuvres
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La jeune Marie Guillet Cazin étudie la peinture avec Juliette Peyrol-Bonheur, puis avec Jean-Charles Cazin, son futur époux. Elle entreprend d’abord une carrière de  peintre et de graveuse avant de se lancer, avec autant de succès, dans la sculpture.

Son ?uvre est étroitement lié aux événements sociaux du XIXe siècle – un enseignement pour tous, le droit de vote des femmes- et s’inscrit dans le courant symboliste. Cazin peint des portraits et des paysages d’où émane une sorte de spleen ; elle sculpte des figures, souvent féminines, qui expriment leurs émotions et leurs sentiments. Redon considérait « la sculpture de Cazin comme la résurrection d’un rêve intérieur ». Elle réalise également quelques monuments funéraires. L’artiste expose au Salon de Paris, à la Royal Academy de Londres et gagne des médailles aux Expositions universelles de 1889 et 1900, à Paris. Elle est choisie pour siéger au jury de la Société Nationale des Beaux-Arts.

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Charlotte Besnard

Charlotte est la fille du sculpteur parisien G.-V. Dubray. Son père lui transmet sa passion et Charlotte prend des cours particuliers jusqu’au Salon de 1869 où elle expose son premier buste en terre cuite. Les événements de 1870-71 contraignent la famille à s’exiler en Italie puis en Angleterre. En 1879, elle épouse le peintre Albert Besnard.

Terre cuite, bronze platiné ou grès polychrome : avec tous ces matériaux, Besnard donne vie à ses modèles, généralement des aristocrates français et anglais, ainsi que leurs enfants. Elle remporte un franc succès avec le buste – conçu à mi-corps, comme en Italie – de l’explorateur -journaliste Henry Morton Stanley, aventurier admiré par tous les Anglais. Le buste de Mme Aman-Jean séduit également beaucoup par la délicatesse de la pose –tête du modèle posée sur sa propre épaule – et son expression bien pensive. Besnard expose dans maints salons qui se tiennent à Londres, à Paris et en Belgique ; certaines œuvres se trouvent à la Royal Academy et au musée d’Orsay.

Charlotte est la fille du sculpteur parisien G.-V. Dubray. Son père lui transmet sa passion et Charlotte prend des cours particuliers jusqu’au Salon de 1869 où elle expose son premier buste en terre cuite. Les événements de 1870-71 contraignent la famille à s’exiler en Italie puis en Angleterre. En 1879, elle épouse le peintre Albert Besnard.

Terre cuite, bronze platiné ou grès polychrome : avec tous ces matériaux, Besnard donne vie à ses modèles, généralement des aristocrates français et anglais, ainsi que leurs enfants. Elle remporte un franc succès avec le buste – conçu à mi-corps, comme en Italie – de l’explorateur -journaliste Henry Morton Stanley, aventurier admiré par tous les Anglais. Le buste de Mme Aman-Jean séduit également beaucoup par la délicatesse de la pose –tête du modèle posée sur sa propre épaule – et son expression bien pensive. Besnard expose dans maints salons qui se tiennent à Londres, à Paris et en Belgique ; certaines œuvres se trouvent à la Royal Academy et au musée d’Orsay.

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Georgette Agutte

Georgette Agutte naît peu après le décès de son père, un peintre auquel elle doit certainement le développement de ses dons artistiques. Après une initiation à la sculpture, elle étudie avec Gustave Moreau. En 1888, Agutte épouse un critique d’art, dont elle divorcera pour se marier avec Marcel Sembat en 1897, un homme d’affaire, député et généreux mécène. Le couple forme un cénacle d’artistes et d’intellectuels, dont Matisse, Signac, Cézanne et Zola, qui se réunit dans leur atelier-maison de Bonnières/Seine. Inséparables, ils partagent leur vie entre la demeure de la Butte Montmartre, Bonnières et leur chalet près de Chamonix. Sembat meurt brutalement en 1922 et Agutte, incapable de lui survivre, se suicide le même jour.

La sculptrice, qui expose au Salon des Indépendants, s’investit dans la création du Salon d’Automne. Son oeuvre révèle son goût de la liberté : virtuose coloriste, l’artiste peint des paysages, des portraits et des nus qui révèlent néanmoins son inclination pour les impressionnistes et les fauves. Elle soumet également des modèles pour des tapisseries à l’école d’Arts décoratifs d’Aubusson. Dessinatrice, peintre, sculptrice et céramiste, Agutte force l’admiration de ses contemporains. Par testament Agutte confie la collection du couple au musée des Beaux-Arts de Grenoble. L’artiste repose, avec son époux, au cimetière de Bonnières/Seine.

Georgette naît peu après le décès de son père, un peintre auquel elle doit certainement le développement de ses dons artistiques. Après une initiation à la sculpture, elle étudie avec Gustave Moreau. En 1888, Agutte épouse un critique d’art, dont elle divorcera pour se marier avec Marcel Sembat en 1897, un homme d’affaire, député et généreux mécène. Le couple forme un cénacle d’artistes et d’intellectuels, dont Matisse, Signac, Cézanne et Zola, qui se réunit dans leur atelier-maison de Bonnières/Seine. Inséparables, ils partagent leur vie entre la demeure de la Butte Montmartre, Bonnières et leur chalet près de Chamonix. Sembat meurt brutalement en 1922 et Agutte, incapable de lui survivre, se suicide le même jour.

La sculptrice, qui expose au Salon des Indépendants, s’investit dans la création du Salon d’Automne. Son oeuvre révèle son goût de la liberté : virtuose coloriste, l’artiste peint des paysages, des portraits et des nus qui révèlent néanmoins son inclination pour les impressionnistes et les fauves. Elle soumet également des modèles pour des tapisseries à l’école d’Arts décoratifs d’Aubusson. Dessinatrice, peintre, sculptrice et céramiste, Agutte force l’admiration de ses contemporains. Par testament Agutte confie la collection du couple au musée des Beaux-Arts de Grenoble. L’artiste repose, avec son époux, au cimetière de Bonnières/Seine.

Quelques oeuvres
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Marcelle Cahn

Cahn prend ses premiers cours de dessin dans sa ville natale, Strasbourg, avant de partir à Berlin étudier le portrait avec Spiro et le nu avec Corinth, puis à Paris avec Araujo où elle est également étudiante de l’académie Ranson, l’Académie Moderne et de la Grande Chaumière. Parallèlement elle obtient des diplômes en philosophie. Cahn fréquente les peintres Léger, Taueber-Arp, Mondrian, Kandinsky … et rejoint le groupe « Cercle et Carré » de Seuphor.

Personnalité discrète, esprit philosophique, femme animée par la foi chrétienne, Cahn est une artiste qui a le goût de l’expérimentation et explore tous les possibles de l’art contemporain. Elle chemine de l’expressionnisme vers le cubisme qu’elle rend de plus en plus abstrait, ose la monochromie, puis peint sur fond blanc des lignes et des éléments colorés qui structurent sa composition. L’artiste s’essaie au collage d’objets appartenant au quotidien –journaux, enveloppes…- et au collage de photos. Dans les années 60, elle imagine des sculptures constituées de plans articulés dans l’espace. Son audace novatrice et son courage de travailleuse persévérante lui valent la reconnaissance de ses pairs et du public. Le musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, comme bien d’autres musées français, possède quelques oeuvres. Une école et un espace culturel de Strasbourg portent son nom.

Cahn prend ses premiers cours de dessin dans sa ville natale, Strasbourg, avant de partir à Berlin étudier le portrait avec Spiro et le nu avec Corinth, puis à Paris avec Araujo où elle est également étudiante de l’académie Ranson, l’Académie Moderne et de la Grande Chaumière. Parallèlement elle obtient des diplômes en philosophie. Cahn fréquente les peintres Léger, Taueber-Arp, Mondrian, Kandinsky … et rejoint le groupe « Cercle et Carré » de Seuphor.

Personnalité discrète, esprit philosophique, femme animée par la foi chrétienne, Cahn est une artiste qui a le goût de l’expérimentation et explore tous les possibles de l’art contemporain. Elle chemine de l’expressionnisme vers le cubisme qu’elle rend de plus en plus abstrait, ose la monochromie, puis peint sur fond blanc des lignes et des éléments colorés qui structurent sa composition. L’artiste s’essaie au collage d’objets appartenant au quotidien –journaux, enveloppes…- et au collage de photos. Dans les années 60, elle imagine des sculptures constituées de plans articulés dans l’espace. Son audace novatrice et son courage de travailleuse persévérante lui valent la reconnaissance de ses pairs et du public. Le musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, comme bien d’autres musées français, possède quelques oeuvres. Une école et un espace culturel de Strasbourg portent son nom.

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Simone Boisecq

Simone naît à Alger; son père est un poète passionné par les arts premiers et sa mère une pianiste. Grande lectrice de poésie, la jeune fille apprend à dessiner et sculpter aux Beaux-Arts d’Alger, elle reprendra des études de philosophie et d’esthétique à la Sorbonne.  Les rencontres avec l’avant-garde littéraire et artistique enrichissent sa culture. Boisecq exerce divers métiers : enseignante en Algérie, traductrice et journaliste pour l’AFP à Paris. En 1949, elle épouse le sculpteur Karl-Jean Longuet.

Sa passion pour la sculpture l’emporte, l’artiste installe un atelier rue Visconti dans le 6e arr. parisien. Amie de Picasso, Brancusi et Zadkine, elle est repérée par Germaine Richier et rejoint alors l’avant-scène artistique. L’Etat lui commande des sculptures monumentales et la Monnaie de Paris éditent quelques oeuvres.

Après avoir expérimenté la céramique, elle travaille le bronze. La sculptrice délaisse l’art figuratif pour se confronter à l’art abstrait, insère la scultpure dans l’art urbain par ses structures architecturales, s’aventure à créer des formes inédites qui prennent racine dans la réalité. Ses créations, qui révèlent l’influence des arts premiers, s’inspirent du monde végétal, de figures mythologiques et des orants : Boisecq a largement contribué à ouvrir une voie nouvelle à la sculpture française. Des expositions font la tournée des villes françaises et le musée Unterlinden de Colmar possède plusieurs oeuvres. Elle repose au cimetière du Père-Lachaise.

Simone naît à Alger; son père est un poète passionné par les arts premiers et sa mère une pianiste. Grande lectrice de poésie, la jeune fille apprend à dessiner et sculpter aux Beaux-Arts d’Alger, elle reprendra des études de philosophie et d’esthétique à la Sorbonne.  Les rencontres avec l’avant-garde littéraire et artistique enrichissent sa culture. Boisecq exerce divers métiers : enseignante en Algérie, traductrice et journaliste pour l’AFP à Paris. En 1949, elle épouse le sculpteur Karl-Jean Longuet.

Sa passion pour la sculpture l’emporte, l’artiste installe un atelier rue Visconti dans le 6e arr. parisien. Amie de Picasso, Brancusi et Zadkine, elle est repérée par Germaine Richier et rejoint alors l’avant-scène artistique. L’Etat lui commande des sculptures monumentales et la Monnaie de Paris éditent quelques oeuvres.

Après avoir expérimenté la céramique, elle travaille le bronze. La sculptrice délaisse l’art figuratif pour se confronter à l’art abstrait, insère la scultpure dans l’art urbain par ses structures architecturales, s’aventure à créer des formes inédites qui prennent racine dans la réalité. Ses créations, qui révèlent l’influence des arts premiers, s’inspirent du monde végétal, de figures mythologiques et des orants : Boisecq a largement contribué à ouvrir une voie nouvelle à la sculpture française. Des expositions font la tournée des villes françaises et le musée Unterlinden de Colmar possède plusieurs oeuvres. Elle repose au cimetière du Père-Lachaise.

Quelques oeuvres
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Germaine Richier étudie la sculpture à l’Ecole de Bourdelle, puis avec Rodin. Très vite, Richier fait partie des sculpteurs les plus prestigieux. Elle a  une préférence pour le bronze, un matériau difficile. Après quelques bustes de facture traditionnelle, la sculptrice met au point un savant mélange de tradition et de recherches avant-gardistes. Ses figures se transforment en êtres imaginaires, -homme et animal-, créatures troublantes qui traduisent la condition de l’homme dans ce monde moderne : ses angoisses, son aliénation et sa bestialité croissantes –la Seconde Guerre mondiale bouleverse le travail de Richier-. Les figures féminines semblent parfois correspondre à la conception de la femme d’un Picasso, puis au contraire s’en moquer. Avec son amie, la peintre Vieira da Silva, elle réalise plusieurs ?uvres. Le talent de Richier est célébré à maintes reprises par des rétrospectives en Europe et en Amérique, par sa participation à plusieurs Biennales de Venise et, récemment, par une exposition à Saint-Paul de Vence en 1996 et à Berlin en 1997. L’artiste repose au cimetière de Mudaison, dans l’Hérault.

Quelques oeuvres
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Niki de Saint Phalle

L’enfance de Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle est très perturbée : un krach boursier contraint sa famille à quitter Neuilly/Seine pour les Etats-Unis, mais surtout Catherine est victime d’un père incestueux. Devenue femme, il lui faudra surmonter une grave dépression. Mannequin, comédienne, réalisatrice, sculptrice, peintre et plasticienne, N. de Saint Phalle se plonge à corps perdu dans l’art et devient vite célèbre. Mariée et mère de deux enfants, elle quitte tout pour travailler et vivre avec Jean Tinguely.

Son succès commence en 1961 avec les Tirs, des tubes de peinture couverts de plâtre sur lesquels on tire à la carabine ; il se confirme avec la série des Nanas, ces sculptures de femmes plantureuses, de taille réelle et aux multiples couleurs. Le jardin fantastique de Garavicchio, en Toscane, remporte un grand succès : d’immenses figures, inspirées des cartes du tarot, sont ornées de mosaïques composées de verre, de céramique et de miroirs. N. de Saint Phalle s’établit aux Etats-Unis où elle réalise une sorte d’arche de Noé avec toutes sortes d’animaux aux couleurs très vives. La rétrospective du Grand Palais à Paris en 2014-15 attire les foules.

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