Leila Alaoui

Artiste franco-marocaine née en 1982, Leila Alaoui a étudié la pho- tographie à l’université de la ville de New-York. Elle a vécu entre Paris, Marrakech et Beyrouth. Son travail explore l’identité, les diversités culturelles et la migration dans l’espace méditerranéen. Elle a utilisé la photographie et la vidéo et a développé un langage visuel aux limites du documentaire et des arts plastiques. Son travail est exposé internationalement depuis 2009 (Art Dubaï, Institut du monde arabe) et est apparu notamment dans le New York Times et Vogue. Elle fut représentée par les galeries Art Factum (Beyrouth), East Wing Dubaï et Voice (Marrakech).

Leila Alaoui est décédée à seulement 33 ans, le 18 janvier 2016 à Ouagadougou. Elle avait été grièvement blessée par balle lors des attentats du 15 janvier alors qu’elle était attablée à un restaurant pris pour cible des attaques. Elle travaillait alors, en partenariat avec Amnesty International, sur un projet documentaire sur les violence faites aux femmes en Afrique de l’Ouest.

 

Artiste franco-marocaine née en 1982, Leila Alaoui a étudié la pho- tographie à l’université de la ville de New-York. Elle a vécu entre Paris, Marrakech et Beyrouth. Son travail explore l’identité, les diversités culturelles et la migration dans l’espace méditerranéen. Elle a utilisé la photographie et la vidéo et a développé un langage visuel aux limites du documentaire et des arts plastiques. Son travail est exposé internationalement depuis 2009 (Art Dubaï, Institut du monde arabe) et est apparu notamment dans le New York Times et Vogue. Elle fut représentée par les galeries Art Factum (Beyrouth), East Wing Dubaï et Voice (Marrakech).

Leila Alaoui est décédée à seulement 33 ans, le 18 janvier 2016 à Ouagadougou. Elle avait été grièvement blessée par balle lors des attentats du 15 janvier alors qu’elle était attablée à un restaurant pris pour cible des attaques. Elle travaillait alors, en partenariat avec Amnesty International, sur un projet documentaire sur les violence faites aux femmes en Afrique de l’Ouest.

Quelques oeuvres
Actualités
Yvette Troispoux

Yvette naît dans une famille de la moyenne bourgeoisie de Coulommiers. Sa mère lui interdisant le métier de photographe, Troispoux est employée dans un bureau d’études et s’adonne à sa passion en amatrice. En 1953, elle entre au Club photographique de Paris, surnommé le 30X40, elle commence à photographier les photographes lors des vernissages et des dîners –on la surnommera « la photographe des photographes »-. Elle réussit les célèbres portraits de Doisneau, Brassaï, Gisèle Freund et bien d’autres. Son amie Anne Gaillard lui ouvre sa galerie, Troispoux réalise de nombreux clichés qui constituent des témoignages et des archives documentaires précieuses. Ses amis louent la justesse de ses clichés et la vérité constante du regard posé. Portraits de famille et de célébrités, mais aussi paysages urbains, clichés nostalgiques pris lors de ses flâneries parisiennes. Œuvre maintes fois récompensé : Grand Prix du Club de Paris en 1971, médaille d’officier de l’Ordre des Arts et des Lettres remise par Doisneau en 1993, hommage rendu lors des rencontres d’Arles en 2004 et consécration lorsque la BNF achète ses archives en 2008. La photographe repose au cimetière de Coulommiers.

Yvette naît dans une famille de la moyenne bourgeoisie de Coulommiers. Sa mère lui interdisant le métier de photographe, Troispoux est employée dans un bureau d’études et s’adonne à sa passion en amatrice. En 1953, elle entre au Club photographique de Paris, surnommé le 30X40, elle commence à photographier les photographes lors des vernissages et des dîners –on la surnommera « la photographe des photographes »-. Elle réussit les célèbres portraits de Doisneau, Brassaï, Gisèle Freund et bien d’autres. Son amie Anne Gaillard lui ouvre sa galerie, Troispoux réalise de nombreux clichés qui constituent des témoignages et des archives documentaires précieuses. Ses amis louent la justesse de ses clichés et la vérité constante du regard posé. Portraits de famille et de célébrités, mais aussi paysages urbains, clichés nostalgiques pris lors de ses flâneries parisiennes. Œuvre maintes fois récompensé : Grand Prix du Club de Paris en 1971, médaille d’officier de l’Ordre des Arts et des Lettres remise par Doisneau en 1993, hommage rendu lors des rencontres d’Arles en 2004 et consécration lorsque la BNF achète ses archives en 2008. La photographe repose au cimetière de Coulommiers.

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Actualités
Denise Bellon

Denise Hulmann vient d’une famille juive de la bourgeoisie parisienne. Après des études de psychologie, elle découvre la photographie grâce à Jean Boucher, professeur aux Beaux-Arts. Ils rejoignent l’agence Alliance Photo, créée par Maria Esner en 1934. Denise se marie deux fois et a trois enfants, dont deux filles qui feront carrière dans le cinéma.

Proche des surréalistes et passionnée par leurs travaux, Bellon photographie plusieurs de leurs expositions. Son œuvre est colossal : plus de 22 000 clichés constitués non seulement de portraits, devenus célèbres, d’intellectuels et d’artistes, de scènes quotidiennes,  mais également de nombreux reportages. Bellon explore les pays scandinaves, la Tunisie, le Maroc, l’Afrique Occidentale Française, en compagnie de Kessel, dont elle rapporte des photos émouvantes de la vie quotidienne, des portraits de femmes, d’enfants, de groupes : l’artiste place toujours l’être humain au centre de son œuvre. Bellon travaille pour des périodiques comme Match, Vu. Plusieurs expositions lui rendent hommage, elle participe à une exposition internationale de la photographie contemporaine, et Chris Marker réalise un film documentaire sur elle en 2001.

Denise Hulmann vient d’une famille juive de la bourgeoisie parisienne. Après des études de psychologie, elle découvre la photographie grâce à Jean Boucher, professeur aux Beaux-Arts. Ils rejoignent l’agence Alliance Photo, créée par Maria Esner en 1934. Denise se marie deux fois et a trois enfants, dont deux filles qui feront carrière dans le cinéma.

Proche des surréalistes et passionnée par leurs travaux, Bellon photographie plusieurs de leurs expositions. Son œuvre est colossal : plus de 22 000 clichés constitués non seulement de portraits, devenus célèbres, d’intellectuels et d’artistes, de scènes quotidiennes,  mais également de nombreux reportages. Bellon explore les pays scandinaves, la Tunisie, le Maroc, l’Afrique Occidentale Française, en compagnie de Kessel, dont elle rapporte des photos émouvantes de la vie quotidienne, des portraits de femmes, d’enfants, de groupes : l’artiste place toujours l’être humain au centre de son œuvre. Bellon travaille pour des périodiques comme Match, Vu. Plusieurs expositions lui rendent hommage, elle participe à une exposition internationale de la photographie contemporaine, et Chris Marker réalise un film documentaire sur elle en 2001.

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Alexandra Boulat

C’est à son père, le photographe Pierre Boulat, et sa mère Annie Boulat, fondatrice de l’agence Cosmos, qu’Alexandra doit le développement de ses qualités artistiques. Des études d’art graphique et d’histoire de l’art à Paris la mènent à la peinture; mais dès le début du conflit en Yougoslavie, Boulat rejoint les quelques reporters femmes.  Elle parvient aisément à se faire publier : Paris-Match, News Week, Times Magazine et le National Geographic montrent un vif intérêt pour ses photos. En 2001, elle fonde l’Agence VII avec six photographes. Les reportages de guerre qui se succèdent la conduisent en  Afghanistan, Iran, Irak, Palestine… Alors qu’elle travaille à Ramallah, elle est victime d’une rupture d’anévrisme : après plusieurs jours de coma dans un hôpital parisien, la photographe décède à 45 ans.

Son talent fait l’unanimité : Boulat ajoute aux photos de conflit des clichés sur les populations victimes auxquelles elle consacre du temps, et s’intéresse particulièrement au sort des femmes. Elle publie avec succès des albums- photos de ses reportages, tels que « Eclats de guerre » en 2003 et expose fréquemment. Maints prix et récompenses lui sont décernés; lors de ses funérailles, elle est nommée chevalier de l’Ordre des arts et des lettres.

C’est à son père, le photographe Pierre Boulat, et sa mère Annie Boulat, fondatrice de l’agence Cosmos, qu’Alexandra doit le développement de ses qualités artistiques. Des études d’art graphique et d’histoire de l’art à Paris la mènent à la peinture; mais dès le début du conflit en Yougoslavie, Boulat rejoint les quelques reporters femmes.  Elle parvient aisément à se faire publier : Paris-Match, News Week, Times Magazine et le National Geographic montrent un vif intérêt pour ses photos. En 2001, elle fonde l’Agence VII avec six photographes. Les reportages de guerre qui se succèdent la conduisent en  Afghanistan, Iran, Irak, Palestine… Alors qu’elle travaille à Ramallah, elle est victime d’une rupture d’anévrisme : après plusieurs jours de coma dans un hôpital parisien, la photographe décède à 45 ans.

Son talent fait l’unanimité : Boulat ajoute aux photos de conflit des clichés sur les populations victimes auxquelles elle consacre du temps, et s’intéresse particulièrement au sort des femmes. Elle publie avec succès des albums- photos de ses reportages, tels que « Eclats de guerre » en 2003 et expose fréquemment. Maints prix et récompenses lui sont décernés; lors de ses funérailles, elle est nommée chevalier de l’Ordre des arts et des lettres.

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Rogi André

Rosa Klein naît à Budapest et y effectue des études à l’école des Beaux-Arts. En 1925, elle se rend à Paris, et quatre ans plus tard épouse un compatriote, le photographe André Kertész.

Sous le pseudonyme de Rogi André, elle commence une carrière de photographe, spécialisée dans les portraits. Contrairement à la plupart des autres photographes, elle se rend chez ses modèles, principalement des artistes et des critiques d’art –Kandinsky, Léger, Le Corbusier, Maar…-. Après 1950, elle se lance dans la peinture. La presse loue ses portraits pour leur classicisme, excepté Sougez qui critique le retour d’une tradition qui consiste à faire poser les modèles dans leur environnement. Mais Rogi André révèle son goût du cubisme, par exemple lorsqu’elle réalise une composition géométrique grâce au jeu des ombres et des lumières sur le portrait de Maar. L’enthousiasme des critiques et son succès public s’expriment lors des expositions fréquentes auxquelles elle participe : 1936, exposition internationale de la photographie à Paris ; 1937, galerie d’Art et industrie ; mais aussi à New York et à Copenhague.

Rosa Klein naît à Budapest et y effectue des études à l’école des Beaux-Arts. En 1925, elle se rend à Paris, et quatre ans plus tard épouse un compatriote, le photographe André Kertész.

Sous le pseudonyme de Rogi André, elle commence une carrière de photographe, spécialisée dans les portraits. Contrairement à la plupart des autres photographes, elle se rend chez ses modèles, principalement des artistes et des critiques d’art –Kandinsky, Léger, Le Corbusier, Maar…-. Après 1950, elle se lance dans la peinture. La presse loue ses portraits pour leur classicisme, excepté Sougez qui critique le retour d’une tradition qui consiste à faire poser les modèles dans leur environnement. Mais Rogi André révèle son goût du cubisme, par exemple lorsqu’elle réalise une composition géométrique grâce au jeu des ombres et des lumières sur le portrait de Maar. L’enthousiasme des critiques et son succès public s’expriment lors des expositions fréquentes auxquelles elle participe : 1936, exposition internationale de la photographie à Paris ; 1937, galerie d’Art et industrie ; mais aussi à New York et à Copenhague.

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Laure-Albin Guillot

Laure Meffredi naît dans une famille de la bourgeoisie parisienne; en 1901, elle épouse le docteur Albin-Guillot. Commence alors une double aventure d’expérimentation et de photographie. Elle se sert des préparations de son mari –cristallisations, cellules végétales et animales- pour produire des «micrographies» tout en cherchant le papier le plus adapté à ses exigences en matière de couleurs et de formes ; parallèlement elle devient la portraitiste du Tout-Paris et essaie divers objectifs pour entourer les visages d’un halo. Elle s’intéresse également aux paysages et aux villes ; le reportage sur «Paris protégé», réalisé en 1939, est considéré comme un chef-d’œuvre.

Pionnière, elle publie en 1933 un livre sur le rôle de la photo dans la publicité. Ses photos paraissent dans les revues Arts et Métiers graphiques, Vu, Revue du médecin. De grands écrivains, Montherlant, Louÿs ou Valéry, lui confient l’illustration de leur œuvre. A cela s’ajoutent ses fonctions officielles : archiviste chef des Archives photographiques des Beaux-Arts, organisatrice de la cinémathèque de Chaillot, membre du jury de l’Exposition internationale de la Photographie contemporaine en 1936. Récipiendaire de la médaille d’or au concours de la Revue française de photographie en 1922, Albin-Guillot réussit une brillante carrière de chercheuse et de photographe jusqu’en 1941.

Laure Meffredi naît dans une famille de la bourgeoisie parisienne; en 1901, elle épouse le docteur Albin-Guillot. Commence alors une double aventure d’expérimentation et de photographie. Elle se sert des préparations de son mari –cristallisations, cellules végétales et animales- pour produire des «micrographies» tout en cherchant le papier le plus adapté à ses exigences en matière de couleurs et de formes ; parallèlement elle devient la portraitiste du Tout-Paris et essaie divers objectifs pour entourer les visages d’un halo. Elle s’intéresse également aux paysages et aux villes ; le reportage sur «Paris protégé», réalisé en 1939, est considéré comme un chef-d’œuvre.

Pionnière, elle publie en 1933 un livre sur le rôle de la photo dans la publicité. Ses photos paraissent dans les revues Arts et Métiers graphiques, Vu, Revue du médecin. De grands écrivains, Montherlant, Louÿs ou Valéry, lui confient l’illustration de leur œuvre. A cela s’ajoutent ses fonctions officielles : archiviste chef des Archives photographiques des Beaux-Arts, organisatrice de la cinémathèque de Chaillot, membre du jury de l’Exposition internationale de la Photographie contemporaine en 1936. Récipiendaire de la médaille d’or au concours de la Revue française de photographie en 1922, Albin-Guillot réussit une brillante carrière de chercheuse et de photographe jusqu’en 1941.

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Denise Colomb

Denise Loeb commence par jouer du violoncelle avant de se lancer dans la photographie vers l’âge de 30 ans.En 1926, elle épouse G. Cahen; ils ont 3 enfants. La Seconde Guerre mondiale la contraint à se cacher sous un faux nom, Colomb, qu’elle gardera comme pseudonyme. Pour accompagner son mari, un ingénieur du Génie maritime, Colomb parcourt tous les continents -Asie, Europe, Maghreb, Antilles…-, c’est au cours de ces voyages qu’elle prend d’innombrables photos de paysages et surtout de populations -portraits et scènes de la vie quotidienne-. La photographe excelle également dans les portraits : tous les artistes parisiens, qu’elle fréquente grâce à son frère, se font un plaisir de poser -Giacometti, Picasso, S. Delaunay, Gontcharova…-.

Photographe humaniste, Colomb puise son inspiration dans les multiples expressions de visage et les instants de vie significatifs qu’elle saisit avec habileté. Reportages et expositions se succèdent; elle collabore à plusieurs revues spécialisées -Regards, le Photographe, Réalités-. Le titre honorifique de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres lui est attribué en 1981.  En 1991, Colomb lègue son oeuvre, que l’on peut qualifier de monumental, à l’Etat : le fonds est conservé par la médiathèque de la Direction de l’Architecture et du Patrimoine. La photographe repose au cimetière du Montparnasse.

Denise Loeb commence par jouer du violoncelle avant de se lancer dans la photographie vers l’âge de 30 ans.En 1926, elle épouse G. Cahen; ils ont 3 enfants. La Seconde Guerre mondiale la contraint à se cacher sous un faux nom, Colomb, qu’elle gardera comme pseudonyme. Pour accompagner son mari, un ingénieur du Génie maritime, Colomb parcourt tous les continents -Asie, Europe, Maghreb, Antilles…-, c’est au cours de ces voyages qu’elle prend d’innombrables photos de paysages et surtout de populations -portraits et scènes de la vie quotidienne-. La photographe excelle également dans les portraits : tous les artistes parisiens, qu’elle fréquente grâce à son frère, se font un plaisir de poser -Giacometti, Picasso, S. Delaunay, Gontcharova…-.

Photographe humaniste, Colomb puise son inspiration dans les multiples expressions de visage et les instants de vie significatifs qu’elle saisit avec habileté. Reportages et expositions se succèdent; elle collabore à plusieurs revues spécialisées -Regards, le Photographe, Réalités-. Le titre honorifique de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres lui est attribué en 1981.  En 1991, Colomb lègue son oeuvre, que l’on peut qualifier de monumental, à l’Etat : le fonds est conservé par la médiathèque de la Direction de l’Architecture et du Patrimoine. La photographe repose au cimetière du Montparnasse.

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Germaine Chaumel

Germaine, qui est élevée dans une famille d’artistes, développe de multiples talents : musique, chant, dessin, photographie, stylisme. Après un premier mariage en 1919, elle se marie avec C. Chaumel en 1923; elle est mère de deux enfants. Passionnée par la photographie, elle délaisse l’art lyrique pour l’étude des oeuvres de Brassaï et Man Ray et en 1935, elle transforme son appartement toulousain en studio-photos. Munie de son Rolleiflex, elle photographie aussi bien la bourgeoisie locale que les hommes politiques, des scènes de rue que l’entrée des troupes allemandes dans Toulouse, les matchs de rugby que les républicains espagnols exilés. Avec 11 confrères, elle fonde le cercle photographique des XII pour s’opposer au traditionnalisme du Club toulousain.

Portraitiste et reporter, elle collabore à divers journaux -Paris-Soir, La Garonne, l ‘AFP, Keystone, et les périodiques nés de la Résistance-. Diplômes et médailles récompensent Chaumel à plusieurs reprises : ses clichés révèlent un regard sensible, une humaniste qui se refuse à photographier la mort, et une nouvelle vision photographique dont le style personnel trahit sa formation en peinture et graphisme -Chaumel joue de la lumière en virtuose-. En 1950, de nouvelles passions l’amènent à Paris : le dessin de mode et la confection de chapeaux.

Germaine, qui est élevée dans une famille d’artistes, développe de multiples talents : musique, chant, dessin, photographie, stylisme. Après un premier mariage en 1919, elle se marie avec C. Chaumel en 1923; elle est mère de deux enfants. Passionnée par la photographie, elle délaisse l’art lyrique pour l’étude des oeuvres de Brassaï et Man Ray et en 1935, elle transforme son appartement toulousain en studio-photos. Munie de son Rolleiflex, elle photographie aussi bien la bourgeoisie locale que les hommes politiques, des scènes de rue que l’entrée des troupes allemandes dans Toulouse, les matchs de rugby que les républicains espagnols exilés. Avec 11 confrères, elle fonde le cercle photographique des XII pour s’opposer au traditionnalisme du Club toulousain.

Portraitiste et reporter, elle collabore à divers journaux -Paris-Soir, La Garonne, l ‘AFP, Keystone, et les périodiques nés de la Résistance-. Diplômes et médailles récompensent Chaumel à plusieurs reprises : ses clichés révèlent un regard sensible, une humaniste qui se refuse à photographier la mort, et une nouvelle vision photographique dont le style personnel trahit sa formation en peinture et graphisme -Chaumel joue de la lumière en virtuose-. En 1950, de nouvelles passions l’amènent à Paris : le dessin de mode et la confection de chapeaux.

Quelques oeuvres
Lieux

  • Appartement-studio : 21 rue Saint-Etienne (aujourd’hui rue Croix

Actualités
Gerda Taro

Gerda Pohorylle est née dans une famille de la bourgeoisie juive allemande, laïque et de gauche ; elle bénéficie d’une excellente éducation artistique. La famille doit déménager pour Leipzig. Gerda est extirpée de prison grâce à l’ambassadeur de Pologne : les SA l’ont arrêtée pour distribution de tracts antinazis. Elle doit s’exiler avec son compagnon, un étudiant révolutionnaire. Paris : petits boulots et grandes discussions dans les bistrots en proie à l’effervescence du Front populaire. Grâce à son travail à l’agence Alliance-Photo, elle rencontre le photographe hongrois, André Friedmann dont elle fera Robert Capa ; elle-même décide de s’appeler Gerda Taro.

Les deux amants se lancent avec passion dans leur carrière de photographe, parfois ensemble comme lorsqu’ils couvrent les combats des Brigades internationales en Espagne. Taro est une femme belle, intelligente, naturelle, courageuse et surtout libre. Ses clichés témoignent de ses convictions antifascistes : elle saisit les scènes de combat et les expressions des républicains avec talent. A 27 ans, elle est écrasée par un char et meurt en réclamant son appareil-photos. Des milliers de gens assistent à ses obsèques. La célébrité de Capa lui fera de l’ombre, ombre dissipée par plusieurs livres récemment publiés. La photographe repose au cimetière du Père-Lachaise.

Gerda Pohorylle est née dans une famille de la bourgeoisie juive allemande, laïque et de gauche ; elle bénéficie d’une excellente éducation artistique. La famille doit déménager pour Leipzig. Gerda est extirpée de prison grâce à l’ambassadeur de Pologne : les SA l’ont arrêtée pour distribution de tracts antinazis. Elle doit s’exiler avec son compagnon, un étudiant révolutionnaire. Paris : petits boulots et grandes discussions dans les bistrots en proie à l’effervescence du Front populaire. Grâce à son travail à l’agence Alliance-Photo, elle rencontre le photographe hongrois, André Friedmann dont elle fera Robert Capa ; elle-même décide de s’appeler Gerda Taro.

Les deux amants se lancent avec passion dans leur carrière de photographe, parfois ensemble comme lorsqu’ils couvrent les combats des Brigades internationales en Espagne. Taro est une femme belle, intelligente, naturelle, courageuse et surtout libre. Ses clichés témoignent de ses convictions antifascistes : elle saisit les scènes de combat et les expressions des républicains avec talent. A 27 ans, elle est écrasée par un char et meurt en réclamant son appareil-photos. Des milliers de gens assistent à ses obsèques. La célébrité de Capa lui fera de l’ombre, ombre dissipée par plusieurs livres récemment publiés. La photographe repose au cimetière du Père-Lachaise.

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Florence Henri

Florence Henri est la fille d’une Allemande et d’un Français émigrés à New York ; elle est en partie élevée en Silésie après la mort précoce de sa mère. Jeune fille, elle voyage beaucoup : Rome, Londres, et  Berlin où elle étudie la musique ; Paris où elle prend des cours de peinture dans deux académies, dont celle de F. Léger. La rencontre avec le photographe Moholy-Nagy déclenche une passion pour la photographie. L’artiste s’installe à Paris.

Henri accomplit un parcours très personnel d’expérimentation. Véritable pionnière, elle joue avec les miroirs et les prismes, ose des angles de vue peu traditionnels. Autrice d’une multitude de portraits, d’autoportraits et de compositions, elle expose fréquemment dans les capitales européennes et à New York. Comme peintre, Henri débute avec des peintures abstraites exposées dès 1926 ; en 1927, elle adhère au Bahaus, le groupe d’artistes d’avant-garde de Weimar. Après la Seconde Guerre mondiale, elle se consacre entièrement à la peinture. Le musée du Jeu de Paume lui consacre une exposition en 2015. Son urne funéraire figure au columbarium du Père-Lachaise.

Florence est la fille d’une Allemande et d’un Français émigrés à New York ; elle est en partie élevée en Silésie après la mort précoce de sa mère. Jeune fille, elle voyage beaucoup : Rome, Londres, et  Berlin où elle étudie la musique ; Paris où elle prend des cours de peinture dans deux académies, dont celle de F. Léger. La rencontre avec le photographe Moholy-Nagy déclenche une passion pour la photographie. L’artiste s’installe à Paris.

Henri accomplit un parcours très personnel d’expérimentation. Véritable pionnière, elle joue avec les miroirs et les prismes, ose des angles de vue peu traditionnels. Autrice d’une multitude de portraits, d’autoportraits et de compositions, elle expose fréquemment dans les capitales européennes et à New York. Comme peintre, Henri débute avec des peintures abstraites exposées dès 1926 ; en 1927, elle adhère au Bahaus, le groupe d’artistes d’avant-garde de Weimar. Après la Seconde Guerre mondiale, elle se consacre entièrement à la peinture. Le musée du Jeu de Paume lui consacre une exposition en 2015. Son urne funéraire figure au columbarium du Père-Lachaise.

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