Henriette Lorimier

Initiée à la peinture par Jean-Baptiste Régnault, Henriette Lorimier expose aux Salons de Paris et au  Musée Royal dès l’âge de 25 ans. En 1808, elle fait la connaissance de François Pouqueville, homme de lettres et diplomate, mais le couple s’installe ensemble seulement en 1817; elle ne peut pas épouser Pouqueville qui a été ordonné prêtre plus jeune; leurs deux filles seront reconnues par le père. Le couple fréquente le Tout-Paris de l’Empire et de la Restauration et compte parmi ses amis Chateaubriand, A. Dumas, Ingres, Arago… Lorimier, qui vend ses toiles à des membres de la famille royale, est promise à un bel avenir.

La peintre doit sa popularité aux portraits et aux scènes de genre : son choix se porte sur les illustres de l’Histoire, elle fait partie des premiers peintres à adopter le style troubadour -le goût pour le Moyen Age caractérise ce début de XIXe siècle-. Les critiques louent ses tableaux pour l’expression des sentiments, la noblesse des sujets, la grâce de ses modèles; tous s’accordent pour voir en Lorimier une peintre et une femme vertueuse.  Sa carrière est brillante : expositions, ventes et une médaille d’or en 1807. Elle repose au cimetière du Montparnasse.

Initiée à la peinture par Jean-Baptiste Régnault, Henriette Lorimier expose aux Salons de Paris et au  Musée Royal dès l’âge de 25 ans. En 1808, elle fait la connaissance de François Pouqueville, homme de lettres et diplomate, mais le couple s’installe ensemble seulement en 1817; elle ne peut pas épouser Pouqueville qui a été ordonné prêtre plus jeune; leurs deux filles seront reconnues par le père. Le couple fréquente le Tout-Paris de l’Empire et de la Restauration et compte parmi ses amis Chateaubriand, A. Dumas, Ingres, Arago… Lorimier, qui vend ses toiles à des membres de la famille royale, est promise à un bel avenir.

La peintre doit sa popularité aux portraits et aux scènes de genre : son choix se porte sur les illustres de l’Histoire, elle fait partie des premiers peintres à adopter le style troubadour -le goût pour le Moyen Age caractérise ce début de XIXe siècle-. Les critiques louent ses tableaux pour l’expression des sentiments, la noblesse des sujets, la grâce de ses modèles; tous s’accordent pour voir en Lorimier une peintre et une femme vertueuse.  Sa carrière est brillante : expositions, ventes et une médaille d’or en 1807. Elle repose au cimetière du Montparnasse.

Quelques oeuvres
Actualités
Suzanne Valadon

Cantonnée au statut de mère de Maurice Utrillo, cataloguée comme modèle et maîtresse de peintres renommés, Suzanne Valadon – née Marie-Clémentine Valadon – fut l’objet d’un double escamotage qui occulta sa qualité de peintre. Il faut y voir d’abord l’effet idéologique d’une domination masculine recourant à l’alternative éculée, récurrente et réductrice de « la Maman et la Putain » pour exorciser l’exemple hors-norme de Suzanne Valadon dans le monde de la peinture. Comment réussit-elle à échapper à ces stéréotypes ?

Suzanne Valadon, c’est d’abord la primauté du corps. Mais d’un corps qui lui échappe et qu’il faut reconstruire. Elle évoque ses dessins d’enfance, bribes de torses, de têtes ou de membres, esquissées à la craie sur le trottoir, au crayon sur des épaves de papier. A propos de sa chute de trapèze – réelle ou imaginaire, peu importe – elle parle de son « petit corps brisé », image reprise par Bouret : « pantin disloqué et pitoyable » et par Robert Rey : « une forme grêle, inerte, éparpillée en gestes de pantin cassé ». ce corps éclaté, son œuvre (et sa vie) va le recomposer, en rejointer les éléments, en rebâtir l’architecture. Et même sa brève expérience d’apprentie au cirque, comme le note justement Robert Rey, va s’inscrire dans l’espace : « à la barre son corps s’étirait, se ployait, se dessinait encore… »

Son expérience de modèle va aussi conforter cette dissémination du corps. Il est symptomatique qu’en posant pour Puvis de Chavannes (notamment pour Le Bois sacré) à ses tout débuts, elle fut morcelée, éclatée, dispersée par le peintre symboliste à la recherche d’une incarnation de l’idée de Beauté : « C’est moi qui suis là et là, et presque toutes ces figures m’ont emprunté quelque chose. J’ai posé non seulement les femmes mais les jeunes gas ».

Je suis cet éphèbe qu’on voit ici cueillant une branche d’arbre et il a mes bras et mes jambes. »

Marie-Clémentine devenue Maria comme modèle (on italianisait son prénom pour « se vendre » mieux au marché des modèles de la place Pigalle) avant d’émerger et de s’imposer comme Suzanne, « artiste-peintre » selon le sous-titre d’un portrait de Toulouse-Lautrec, se retrouvait ainsi démultipliée dans son identité (sans compter les surnoms intimes : Biqui pour Satie, Youyou pour Utter), à charge pour elle d’y opérer une hiérarchie.

Une autre peintre important dans l’expérience de Maria fut Auguste Renoir. Chez un modèle, celui-ci appréciait un grain de peau capable de refléter la lumière, une certaine couleur de cheveux, une forme spécifique de visage aisément identifiable dans ses portraits de femmes qui transcendent d’ailleurs l’individualité de ses modèles et les périodes de son évolution. Le corps de Maria y était revu et corrigé parles archétypes de la vision de Renoir.

Rendue diaphane par Puvis, remodelée par Renoir, Maria devint, avec Toulouse-Lautrec (dans Gueule de bois ou La Buveuse par exemple) anguleuse et sévère sous le trait du peintre dont l’ironie ne faisait aucune concession à ses modèles.

Restait pour Maria à devenir Suzanne, à passer de l’autre côté du cadre et à réfracter une nouvelle image du corps, du corps des autres et du sien. Le premier d’une série d’autoportraits qui balisera l’évolution de Suzanne peintre, signé Suzanne Valadon, daté de 1883. C’est aussi l’année de la naissance de Maurice. Double manière pour elle d’affirmer son intégrité : interne, elle a conçu et porté une enfant, son corps, de l’intérieur, fonctionne ; externe, son corps prend forme dans ce premier autoportrait. Double narcissisme donc. Mais il renvoie à l’affirmation d’un tempérament farouche et buté. Le portrait s’arrête sous le buste,modèle par le haut, mère par le bas et peintre par la signature.

La revendication de ce prénom est significatif. En adoptant ce prénom et sa connotation biblique, Valadon rejette en même temps le droit de regard des autres sur son propre corps, sur sa conduite privée et son passé de modèle et s’affirme comme sujet, comme peintre. De même que dans ses portraits, Valadon fait face.

Pour l’admettre dans le monde des peintres, on la « virilisera ». La célèbre formule de Degas « vous êtes des nôtres » inaugure cette adoption lorsqu’il découvre les premières épreuves que lui présente Valadon. Nombre de critiques saluèrent son trait « mâle ». Utter dans une lettre n’écrivait-il pas : « J’en suis à me demander si elle ne serait pas LE peintre » dans le même temps que confinées aux scènes domestiques et aux natures mortes, les femmes peintres contemporaines avaient du mal à se dégager de cette division sexiste du travail pictural, malgré les Marie Laurencin, Berthe Morisot, Rosa Bonheur et Camille Claudel dans l’antre de Rodin. Suzanne Valadon eut incontestablement un rôle déterminant dans ce changement. Sans doute son origine plébéienne lui fit refuser les compromis de la majorité de ses collègues femmes et les encouragements répétés de Degas, malgré sa tenace réputation de misogynie, confortèrent sa résolution.

Chez Suzanne Valadon, le trait, le soulignement des contours, dans ses dessins et plus tard, dans ses peintures, ne visent pas uniquement la délimitation d’une forme ; ils sont les signes, les marques d’une (ré)appropriation du corps des femmes par une femmes qui connut, à travers son expérience de modèle, le formatage pesant du regard masculin. Après le « plus » narcissique que le modèle reçoit en contre-partie du « don » de son corps et qui lui permet cette indispensable reconnaissance de soi-même, comme objet du désir de l’autre, comme sujet aussi, restait dans sa quête de réappropriation d’elle-même une ultime étape : donner forme pour prendre forme.

La forte originalité de Suzanne Valadon, c’est-à-dire la substitution d’une vision non focalisée par le désir masculin sur le corps des femmes, franchit, à partir de 1909, avec l’adoption de l’huile et de la couleur, une autre étape quand, elle imposa le regard d’une femme sur le nu masculin (même si quelques feuilles lui furent pudiquement rajoutées pour l’exposition). Ce fut à l’occasion de sa nouvelle passion pour jeune peintre André Utter, Le Lancement du filet, cet ami de son fils qui devint son nouvel amant, le fils « idéal » cohabitant avec le fils « réel » et rendant encore plus complexes les conflits domestiques. Le fils, la mère (Madeleine), les voisines, les amies sont les thèmes principaux de sa première période. Non seulement par contrainte financière – ce sont des modèles bénévoles – mais aussi par volonté de renoncer aux afféteries des parures et du décor, signes de mimétisme et d’allégeance au désir masculin. La dominante de ce champ domestique réside dans la mise en scène du bain, moment intime où le corps se dénude sans forcément s’offrir : la révélation du corps sans complaisance ni voyeurisme. Le 7 avril 1938, Suzanne Valadon meurt soudainement à l’âge de 73 ans d’une hémorragie cérébrale, son fils effondré n’assiste pas aux obsèques.

-Merci à l’association Utrillo

Quelques oeuvres
Virginie Demont-Breton

Née en Artois, Virginie est la fille du peintre Jules Breton et de Élodie de Vigne, fille d’un maître de Gand. L’éducation artistique et littéraire, prodiguée par son père, lui permet de s‘épanouir en peinture. En 1880, elle épouse le paysagiste A. Demont et mène avec bonheur une vie d’artiste et de mère. Le couple, installé dans la baie de Wissant, attire peu à peu une communauté d’artistes. Présidente de l’Union des Femmes peintres et sculpteurs, elle obtient, avec Bertaux, l’acceptation des femmes à l’école des Beaux-Arts et la participation au prix de Rome.

Demont-Breton réalise principalement des portraits de femmes et d’enfants, qui expriment l’épanouissement dans la maternité, des scènes de genre marquées par la dureté et la dangerosité de la vie des pêcheurs. Son style, un peu académique, devient vite naturaliste puis même symboliste. Elle traite également des sujets mystiques et religieux. Très renommée en France et en Belgique, elle se fait connaître aux États-Unis. L’exposition universelle d’Amsterdam lui décerne la médaille d’or en 1883. Membre active de plusieurs sociétés d’art et de lettres, Demont-Breton reçoit la légion d’honneur en 1894.

Née en Artois, Virginie est la fille du peintre Jules Breton et de Élodie de Vigne, fille d’un maître de Gand. L’éducation artistique et littéraire, prodiguée par son père, lui permet de s‘épanouir en peinture. En 1880, elle épouse le paysagiste A. Demont et mène avec bonheur une vie d’artiste et de mère. Le couple, installé dans la baie de Wissant, attire peu à peu une communauté d’artistes. Présidente de l’Union des Femmes peintres et sculpteurs, elle obtient, avec Bertaux, l’acceptation des femmes à l’école des Beaux-Arts et la participation au prix de Rome.

Demont-Breton réalise principalement des portraits de femmes et d’enfants, qui expriment l’épanouissement dans la maternité, des scènes de genre marquées par la dureté et la dangerosité de la vie des pêcheurs. Son style, un peu académique, devient vite naturaliste puis même symboliste. Elle traite également des sujets mystiques et religieux. Très renommée en France et en Belgique, elle se fait connaître aux États-Unis. L’exposition universelle d’Amsterdam lui décerne la médaille d’or en 1883. Membre active de plusieurs sociétés d’art et de lettres, Demont-Breton reçoit la légion d’honneur en 1894.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Virginie_Demont-Breton

Actualités
Alice Halicka

Alice naît dans une riche famille polonaise. Elle quitte Cracovie pour étudier la peinture à Munich, puis à Paris où elle suit les cours de Sérusier et Maurice Denis, à l’académie Ranson. Avec son mari, Louis Marcoussis, Halicka fréquente les artistes cubistes et les écrivains parisiens comme Braque, Dufy, et Apollinaire qui la soutient dans son travail. La peintre, qui s’est installé à Montmartre, reste à Paris durant l’Occupation et publie ses Mémoires aussitôt après. Durant les années 50 et 60, elle voyage fréquemment.

Halicka adopte le style cubiste malgré le désaccord de son mari. Elle illustre également des œuvres littéraires, comme Enfantines de Valéry Larbaud, et dessine des décors pour des ballets créés à New York et à Londres. L’exposition personnelle, qui se tient à Paris en 1924, remporte un grand succès, ensuite les expositions se succèdent sans relâche à Paris, Londres et New York. L’artiste repose au cimetière de Cusset (Allier).

Alice naît dans une riche famille polonais. Elle quitte Cracovie pour étudier la peinture à Munich, puis à Paris où elle suit les cours de Sérusier et Maurice Denis, à l’académie Ranson. Avec son mari, Louis Marcoussis, Halicka fréquente les artistes cubistes et les écrivains parisiens comme Braque, Dufy, et Apollinaire qui la soutient dans son travail. La peintre, qui s’est installé à Montmartre, reste à Paris durant l’Occupation et publie ses Mémoires aussitôt après. Durant les années 50 et 60, elle voyage fréquemment.

Halicka adopte le style cubiste malgré le désaccord de son mari. Elle illustre également des œuvres littéraires, comme Enfantines de Valéry Larbaud, et dessine des décors pour des ballets créés à New York et à Londres. L’exposition personnelle, qui se tient à Paris en 1924, remporte un grand succès, ensuite les expositions se succèdent sans relâche à Paris, Londres et New York. L’artiste repose au cimetière de Cusset (Allier).

Quelques oeuvres
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_Halicka

Source des photos :

http://www.ecole-de-paris.fr/artiste/alice_halicka

http://www.femmespeintres.net/pat/mini/halicka.htm

http://www.papillongallery.com/alice_halicka.html

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cxAb7n7/rGE5AGG

http://catalogue.drouot.com/ref-drouot/lot-ventes-aux-encheres-drouot.jsp?id=554175

 

Actualités
Natalia Gontcharova

Cette artiste russe étudie à la fois la sculpture et la peinture à Moscou avant de se consacrer entièrement à la peinture. Avec son compagnon, Michel Larionov, elle travaille et lutte au sein de différents groupes d’artistes de l’avant-garde russe puis allemande. Explorant l’impressionnisme, le post-impressionnisme et le cubisme, Gontcharova trouve peu à peu sa voie dans le primitivisme, fortement influencé par le folklore russe et l’art des icônes. Ses ?uvres impressionnent par leur grande taille. Le couple s’installe en France et se fait naturaliser. Gontcharova est également sollicitée par Diaghilev et Ida Rubinstein pour réaliser les décors des Ballets russes.

Les expositions se succèdent et les critiques louent sa créativité, pourtant elle tombe dans l’oubli pendant et après la Seconde Guerre mondiale avant d’être à nouveau admirée dans les années 60; le Musée d’Art moderne de Paris et le Centre Georges Pompidou possèdent des oeuvres et organisent régulièrement des expositions. Son atelier parisien se trouve 16 rue Jacques-Calot. Gontcharova repose au cimetière parisien d’Ivry/Seine.

Cette artiste russe étudie à la fois la sculpture et la peinture à Moscou avant de se consacrer entièrement à la peinture. Avec son compagnon, Michel Larionov, elle travaille et lutte au sein de différents groupes d’artistes de l’avant-garde russe puis allemande. Explorant l’impressionnisme, le post-impressionnisme et le cubisme, Gontcharova trouve peu à peu sa voie dans le primitivisme, fortement influencé par le folklore russe et l’art des icônes. Ses ?uvres impressionnent par leur grande taille. Le couple s’installe en France et se fait naturaliser. Gontcharova est également sollicitée par Diaghilev et Ida Rubinstein pour réaliser les décors des Ballets russes.

Les expositions se succèdent et les critiques louent sa créativité, pourtant elle tombe dans l’oubli pendant et après la Seconde Guerre mondiale avant d’être à nouveau admirée dans les années 60; le Musée d’Art moderne de Paris et le Centre Georges Pompidou possèdent des oeuvres et organisent régulièrement des expositions. Son atelier parisien se trouve 16 rue Jacques-Calot. Gontcharova repose au cimetière parisien d’Ivry/Seine.

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Henriette Browne

Soucieuse de séparer  son travail de peintre de son rôle d’épouse de diplomate, Sophie Henriette Bouteiller, née à Paris, prend le pseudonyme de Henriette Browne. Ses nombreux voyages en compagnie de son époux (Maghreb, Turquie, Egypte…) nourrissent son inspiration : elle peint aussi bien des scènes qui évoquent le rôle civilisateur et missionnaire des Occidentaux que des harems, des danseuses orientales ou des portraits de femmes « exotiques ». Browne débute au Salon de 1853, mais c’est en 1861 qu’un tableau de harem la rend illustre. Ses tableaux de style académique –composition rigoureuse et visages très expressifs, trait sûr et délicat – provoquent l’admiration des Anglais qui lui vouent une admiration sans bornes : la plupart de ses oeuvres sont conservées en Grande-Bretagne. Cette pionnière de l’orientalisme participe à plusieurs expositions importantes dont l’Exposition universelle de Paris en 1855 et l’Exposition internationale coloniale d’Amsterdam en 1883. Browne repose au cimetière Montparnasse.

Soucieuse de séparer  son travail de peintre de son rôle d’épouse de diplomate, Sophie Henriette Bouteiller, née à Paris, prend le pseudonyme de Henriette Browne. Ses nombreux voyages en compagnie de son époux (Maghreb, Turquie, Egypte…) nourrissent son inspiration : elle peint aussi bien des scènes qui évoquent le rôle civilisateur et missionnaire des Occidentaux que des harems, des danseuses orientales ou des portraits de femmes « exotiques ». Browne débute au Salon de 1853, mais c’est en 1861 qu’un tableau de harem la rend illustre. Ses tableaux de style académique –composition rigoureuse et visages très expressifs, trait sûr et délicat – provoquent l’admiration des Anglais qui lui vouent une admiration sans bornes : la plupart de ses oeuvres sont conservées en Grande-Bretagne. Cette pionnière de l’orientalisme participe à plusieurs expositions importantes dont l’Exposition universelle de Paris en 1855 et l’Exposition internationale coloniale d’Amsterdam en 1883. Browne repose au cimetière Montparnasse.

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Rosa Bonheur

Fille de peintre paysagiste, Rosa Bonheur se lance dans la peinture soutenue par un père qui satisfait également son amour des animaux. Ses tableaux représentent des animaux, des scènes de travaux des champs et des paysages. « Labour nivernais » lui rapporte une médaille d’or et « le Marché aux chevaux », exposé au Salon de 1853, la rend célèbre en Europe. Son choix des thèmes rustiques et son style conquièrent la presse : Bonheur dépeint la dureté de la vie rurale sans sentimentalisme, avec une sorte de réalisme proche de la photographie documentaire, et les animaux occupent toujours le centre et l’essentiel de la composition. Cette admiratrice de George Sand, forte de son succès, arrache à la police l’autorisation de porter un pantalon – tenue plus appropriée pour étudier l’anatomie animale dans les abattoirs et arpenter les champs-, elle a des cheveux courts et fume en public. Son atelier de By, à Thomery près de Fontainebleau, est aménagé en musée. Les commandes affluent de toute l’Europe et Bonheur est décorée de la Légion d’honneur en 1865. Elle repose au cimetière du Père-Lachaise.

Fille de peintre paysagiste, Rosa se lance dans la peinture soutenue par un père qui satisfait également son amour des animaux. Ses tableaux représentent des animaux, des scènes de travaux des champs et des paysages. « Labour nivernais » lui rapporte une médaille d’or et « le Marché aux chevaux », exposé au Salon de 1853, la rend célèbre en Europe. Son choix des thèmes rustiques et son style conquièrent la presse : Bonheur dépeint la dureté de la vie rurale sans sentimentalisme, avec une sorte de réalisme proche de la photographie documentaire, et les animaux occupent toujours le centre et l’essentiel de la composition. Cette admiratrice de George Sand, forte de son succès, arrache à la police l’autorisation de porter un pantalon – tenue plus appropriée pour étudier l’anatomie animale dans les abattoirs et  arpenter les champs-, elle a des cheveux courts et fume en public. Son atelier de By, à Thomery près de Fontainebleau, est aménagé en musée. Les commandes affluent de toute l’Europe et Bonheur est décorée de la Légion d’honneur en 1865. Elle repose au cimetière du Père-Lachaise.

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Élisabeth Vigée Le Brun

Fille de peintre, Elisabeth Vigée Le Brun se lance dans une carrière professionnelle de portraitiste dès 16 ans. Elle épouse le peintre et collectionneur, J.B. Lebrun. La jeune femme bénéficie des précieux conseils de deux grands peintres, Greuze et Vernet, et obtient un immense succès grâce à un portrait de Marie-Antoinette qui fait d’elle sa peintre officielle. Son habileté à rendre la grâce, le raffinement ou encore à embellir le modèle la place au premier rang : les commandes affluent et Vigée-Lebrun s’efforce d’y répondre avec ponctualité. En 1783, elle entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture. La Révolution française la contraint à l’exil, mais sa notoriété européenne lui ouvre les portes des cours d’Italie, d’Autriche et de Russie où elle continue à exercer. Vigée-Lebrun s’impose des règles : une maîtrise parfaite de la technique et un travail assidu . Elle utilise des tons doux sur fond monochrome, privilégie un décor sobre allant droit à l’essentiel – l’expression du visage, la pose et les costumes- exprimant ainsi toute la noblesse de ses modèles. Vigée-Lebrun repose au cimetière de Louveciennes.

Fille de peintre, Elisabeth se lance dans une carrière professionnelle de portraitiste dès 16 ans. Elle épouse le peintre et collectionneur, J.B. Lebrun. La jeune femme bénéficie des précieux conseils de deux grands peintres, Greuze et Vernet, et obtient un immense succès grâce à un portrait de Marie-Antoinette qui fait d’elle sa peintre officielle. Son habileté à rendre la grâce, le raffinement ou encore à embellir le modèle la place au premier rang : les commandes affluent et Vigée-Lebrun s’efforce d’y répondre avec ponctualité. En 1783, elle entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture. La Révolution française la contraint à l’exil, mais sa notoriété européenne lui ouvre les portes des cours d’Italie, d’Autriche et de Russie où elle continue à exercer. Vigée-Lebrun s’impose des règles : une maîtrise parfaite de la technique et un travail assidu . Elle utilise des tons doux sur fond monochrome, privilégie un décor sobre allant droit à l’essentiel – l’expression du visage, la pose et les costumes- exprimant ainsi toute la noblesse de ses modèles. Vigée-Lebrun repose au cimetière de Louveciennes.

Quelques oeuvres
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Eléonore Escallier

Eleonore Caroline Legerot naît dans le Jura ; elle étudie à l’école des Beaux-Arts de Dijon. En 1848, elle épouse P. J. A. Escallier, ils ont deux enfants.

Peintre et céramiste talentueuse, Escallier travaille avec Théodore Deck, un pionnier de l’art Nouveau dans les années 60, avant d’entrer à la manufacture de Sèvres. Maîtrisant parfaitement la technique de Deck qui tend à transposer la peinture à la céramique, elle représente sur la faïence, avec habileté et raffinement, des fleurs et des oiseaux dans un style naturaliste ; la peinture d’un oiseau exotique, le Quetzal, remporte un immense succès. Pionnière de cette période favorable aux arts décoratifs et coloriste émérite, elle devient professeure. Son style se nourrit de la céramique ottomane d’Iznik et de l’art japonais ; il évolue vers le symbolisme. Encensée par la presse, de renommée internationale, Escallier expose à maintes reprises : Salons de Paris, expositions Universelles de 1867 et 1878 à Paris ; enfin la ville d’Anvers honore son œuvre par une rétrospective en 1885 et lui décerne la médaille d’or. L’artiste repose au cimetière de Sèvres.

Eleonore Caroline Legerot naît dans le Jura ; elle étudie à l’école des Beaux-Arts de Dijon. En 1848, elle épouse P. J. A. Escallier, ils ont deux enfants.

Peintre et céramiste talentueuse, Escallier travaille avec Théodore Deck, un pionnier de l’art Nouveau dans les années 60, avant d’entrer à la manufacture de Sèvres. Maîtrisant parfaitement la technique de Deck qui tend à transposer la peinture à la céramique, elle représente sur la faïence, avec habileté et raffinement, des fleurs et des oiseaux dans un style naturaliste ; la peinture d’un oiseau exotique, le Quetzal, remporte un immense succès. Pionnière de cette période favorable aux arts décoratifs et coloriste émérite, elle devient professeure. Son style se nourrit de la céramique ottomane d’Iznik et de l’art japonais ; il évolue vers le symbolisme. Encensée par la presse, de renommée internationale, Escallier expose à maintes reprises : Salons de Paris, expositions Universelles de 1867 et 1878 à Paris ; enfin la ville d’Anvers honore son œuvre par une rétrospective en 1885 et lui décerne la médaille d’or. L’artiste repose au cimetière de Sèvres.

Quelques oeuvres
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Adèle De Romance

Jeanne Marie Mercier naît en 1769 à Paris; enfant naturelle du marquis de Romance et d’une femme mariée, elle ne sera reconnue officiellement par le marquis qu’à 9 ans; elle adoptera son nom pour sa carrière. En 1790, elle épouse le peintre François-Antoine Romany : ils ont une fille. Divorcée, elle aura deux enfants illégitimes.

La jeune femme est initiée à la peinture par Regnault et devient vite une portraitiste renommée : Romance Romany réalise d’innombrables portraits de particuliers, de personnalités dont maintes actrices de la Comédie Française. Elle peint également des scènes historiques et mythologiques. Ses contemporains, et même les critiques d’art, sont conquis par la qualité des expressions, la minutie des détails et par sa palette chromatique. De 1793 à 1833, elle expose 80 tableaux aux Salons de Paris; elle remporte une médaille en 1808. Malheureusement sa notoriété se dissipe peu à peu. La peintre repose au cimetière du Père-Lachaise.

Jeanne Marie Mercier naît en 1769 à Paris; enfant naturelle du marquis de Romance et d’une femme mariée, elle ne sera reconnue officiellement par le marquis qu’à 9 ans; elle adoptera son nom pour sa carrière. En 1790, elle épouse le peintre François-Antoine Romany : ils ont une fille. Divorcée, elle aura deux enfants illégitimes.

La jeune femme est initiée à la peinture par Regnault et devient vite une portraitiste renommée : Romance Romany réalise d’innombrables portraits de particuliers, de personnalités dont maintes actrices de la Comédie Française. Elle peint également des scènes historiques et mythologiques. Ses contemporains, et même les critiques d’art, sont conquis par la qualité des expressions, la minutie des détails et par sa palette chromatique. De 1793 à 1833, elle expose 80 tableaux aux Salons de Paris; elle remporte une médaille en 1808. Malheureusement sa notoriété se dissipe peu à peu. La peintre repose au cimetière du Père-Lachaise.

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