Adelaïde Labille-Guiard

Fille de commerçants, rien ne prédispose Adélaïde labille-Guiard à la peinture. Elle fait son apprentissage dans trois ateliers successifs : ceux de François-Elie Vincent, de Quentin de La Tour, qui la garde cinq ans, puis du fils de son premier maître.
La jeune femme se marie à deux reprises. Elle participe aux débuts de la Révolution (tableaux, dons), mais choisit de partir lorsque les événements se radicalisent. Lorsqu’elle revient, on lui accorde le logement au Louvre dont elle rêvait.
Labille-Guiard devient une portraitiste brillante : elle donne vie à des personnages dont les visages, forts expressifs, rivalisent d’intelligence et d’élégance. Elle sait parfaitement  créer la douceur et le mouvement des étoffes, rendre les dentelles aériennes et transparentes.
Son talent lui vaut de nombreux admirateurs qui commandent leur portrait –elle brosse ceux des tantes du roi-. En 1783, Labille-Guiard pénètre dans le temple masculin de l’art : l’Académie royale de peinture et de sculpture. De nombreuses œuvres ornent les murs du château de Versailles.

Quelques œuvres

Eva Gonzalès

Fille d’un célèbre romancier, Eva Gonzalès grandit entourée d’artistes parisiens et d’écrivains. Elle entre très jeune dans l’atelier de Charles Chaplin, ouvert aux femmes, et sert de modèles à plusieurs de ses confrères. Ses premières toiles représentent des scènes d’intérieur assez classiques, la jeune fille y expérimente la technique du pastel.
Soutenue par Manet, son nouveau maître, Gonzalès expose au Salon ; mais pendant de nombreuses années elle pâtit de l’ombre du maître. D’autres critiques lui reprochent sa hardiesse et une touche masculine. Sa période espagnole séduit une partie de la presse.
Peu à peu, Gonzalès tente de réconcilier influences impressionnistes et style réaliste ; elle réalise quelques paysages qui charment le public. Avec passion et persévérance, l’artiste expérimente différentes techniques. Elle parvient à convaincre les critiques de son style avant de mourir prématurément à 34 ans. Eva Gonzalès repose au cimetière de Montmartre.

Quelques œuvres

Marie-Suzanne Roslin

Marie-Suzanne Giroust est la fille du joaillier de la garde-robe du roi ; elle a la chance de pouvoir étudier dessin et peinture avec deux maîtres, Vien, puis La Tour qui influence son style. Aidée par le comte de Caylus et l’ambassadeur de Suède, elle parvient, après cinq ans de lutte contre sa famille, à épouser le peintre suédois Alexandre Roslin, réputé mais protestant. La jeune femme pose souvent pour son mari ; elle meurt d’un cancer à 38 ans.

Durant sa courte carrière, elle réalise des portraits au pastel qui rencontrent un franc succès : celui du sculpteur Pigalle lui ouvre les portes de l’académie de Peinture et Sculpture en 1771 (une des rares femmes tolérées avant la Révolution). Le style de Giroust-Roslin se caractérise par la justesse des traits et la subtilité de la carnation, l’expressivité, le rendu remarquable des étoffes soyeuses et raffinées, et une composition souvent intéressante : son autoportrait la représente copiant le portrait à l’index de La Tour, l’artiste s’inscrit ainsi dans la filiation des grands pastellistes, avec humour et détermination. Giroust-Roslin signe une vingtaine d’œuvres représentant ses amis, ses proches et des membres de la noblesse.

Marie-Suzanne Giroust est la fille du joaillier de la garde-robe du roi ; elle a la chance de pouvoir étudier dessin et peinture avec deux maîtres, Vien, puis La Tour qui influence son style. Aidée par le comte de Caylus et l’ambassadeur de Suède, elle parvient, après cinq ans de lutte contre sa famille, à épouser le peintre suédois Alexandre Roslin, réputé mais protestant. La jeune femme pose souvent pour son mari ; elle meurt d’un cancer à 38 ans.

Durant sa courte carrière, elle réalise des portraits au pastel qui rencontrent un franc succès : celui du sculpteur Pigalle lui ouvre les portes de l’académie de Peinture et Sculpture en 1771 (une des rares femmes tolérées avant la Révolution). Le style de Giroust-Roslin se caractérise par la justesse des traits et la subtilité de la carnation, l’expressivité, le rendu remarquable des étoffes soyeuses et raffinées, et une composition souvent intéressante : son autoportrait la représente copiant le portrait à l’index de La Tour, l’artiste s’inscrit ainsi dans la filiation des grands pastellistes, avec humour et détermination. Giroust-Roslin signe une vingtaine d’œuvres représentant ses amis, ses proches et des membres de la noblesse.

Quelques oeuvres
Actualités
Marie Bashkirtseff

Marie Bashkirtseff est une noble ukrainienne. Elle parcourt l’Europe en compagnie de sa mère ; assoiffée de connaissances, elle lit et apprend trois langues, puis se lance dans des études d’art à Paris. Non seulement elle produit de nombreuses ?uvres (dont beaucoup ont été malheureusement détruites par les nazis), mais elle rédige aussi des articles de journaux, tient une correspondance avec Guy de Maupassant et  écrit un journal intime. Féministe, elle impose son indépendance en cette fin de XIXe siècle, difficile pour les femmes, et participe à la revue « la Citoyenne », sous un pseudonyme. Son propre journal révèle une femme effrayée par la mort et le vide qui s’ensuit : Bashkirtseff travaille alors comme une forcenée pour laisser quelque chose après sa mort. Talentueuse portraitiste assez réaliste, elle délaisse les salons pour observer les rues parisiennes qu’elle peint avec un style naturaliste : le succès est au rendez-vous. Courte carrière puisqu’elle est emportée par la tuberculose à 25 ans !  Le mausolée de Bashkirtseff, classé monument historique, se trouve au cimetière de Passy. Le Musée des beaux-arts de Nice lui rend hommage en 2008-09.

Quelques oeuvres
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